Programme

 

Dates du congrès et de l’exposition

Ouverture de l’accueil pour les participants aux ateliers : mardi 5 juin 2012 de 8h30 à 9h30.

Ouverture du pré accueil pour les participants au congrès : mardi 5 juin 2012 de 14h à 18h30

 

Ouverture du congrès :

Accueil : mercredi 6 juin 2012 à 8h00

Conférences : mercredi 6 juin 2012 à 9h00

 

Programme final
Programme final
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Ateliers pré congrès

Les ateliers de formation pré congrès se dérouleront le mardi 5 juin dans 13 salles en parallèle avec la possibilité pour les participants, de s’inscrire soit à une formation soit à deux formations le matin de 9h30 à 12h et l’après-midi de 13h30 à 16h.
18 thèmes sont proposés dont les choix ont été guidés soit par leur actualité, soit par la fréquence des pathologies rencontrées en pratique pour le médecin du travail, soit par rapport à des attitudes comportementales rencontrées en médecine du travail.

A1 De l’évaluation du risque suicidaire à la prise
en charge en entreprise
Responsable : Dr Pascal SOUPLET
Cet atelier sera proposé sur les deux créneaux
horaires et sera limité à 50 participants par créneau.
A2 Comprendre et gérer la douleur neuropathique
en médecine du travail
Responsable : Dr Isabelle BIAT
Cet atelier sera proposé sur les deux créneaux
horaires et sera limité à 50 participants par créneau.
A3 Intérêt de la scintigraphie osseuse dans les
situations difficiles de pré reprise ou de reprise
du travail
Responsable : Dr Khalid DJERIRI
Cet atelier sera proposé sur le créneau horaire du
matin et sera limité à 50 participants.
A4 Syndrome de compression ulnaire au coude
+ canal carpien : diagnostic, traitement, prise en
charge. TMS membre supérieur. Epaule + coude.
Nouveau tableau 57
Responsable : Pr Yves ROQUELAURE
Cet atelier sera proposé sur le créneau horaire de
l’après midi et sera limité à 50 participants.
A5 Atelier pratique de secourisme et d’utilisation
du défibrillateur en entreprise
Responsables : Dr Gil BOUDET et Pr Alain CHAMOUX
Cet atelier sera proposé sur le créneau horaire de
l’après midi et sera limité à 48 participants.
A6 Cardiofréquencemétrie
Responsables : Dr Gil BOUDET et Pr Alain CHAMOUX
Cet atelier sera proposé sur le créneau horaire du
matin et sera limité à 50 participants.
A7 Actions en milieu de travail
Responsable : Dr Roger CASTOR
Cet atelier sera proposé sur les deux créneaux
horaires et sera limité à 20 participants par créneau.
A8 Broncho-Pneumopathie-Chronique-Obstructive
(BPCO) : dépistage par la médecine du travail
et intérêt d’une activité physique précoce
Responsable : Dr Frédéric DUTHEIL
Cet atelier sera proposé sur le créneau horaire du
matin et sera limité à 30 participants.
A9 Prévention Santé Nutrition en entreprise :
enjeux, objectifs, actions
Responsables : Dr Denis LAIME et Dr Laurence PLUMEY
Cet atelier sera proposé sur les deux créneaux
horaires et sera limité à 50 participants par créneau.
A10 Méthode d’évaluation de la charge physique de
travail
Responsable : M. Jean-Pierre ZANA
Cet atelier sera proposé sur le créneau horaire du
matin et sera limité à 50 participants.
A11 Méthode d’évaluation des mouvements
répétitifs (Méthode OCRA)
Responsable : M. Jean-Pierre ZANA
Cet atelier sera proposé sur le créneau horaire de
l’après midi et sera limité à 50 participants.
A12 Démarche de prévention des TMS en phase
de conception
Responsables : Dr Agnès AUBLET-CUVELIER
et M. Jacques MARSOT
Cet atelier sera proposé sur le créneau horaire de
l’après midi et sera limité à 50 participants.
A13 Santé au travail et maladies professionnelles
en 2012
Responsables : Dr Anne DELEPINE,
Dr Dominique FAUCON et Dr Marie-Christine RIOL
Cet atelier sera proposé sur les deux créneaux
horaires et sera limité à 50 participants par créneau.
A14 Exposition à l’amiante et anomalies TDM :
cas pratiques
Responsables : Pr Jean-Claude PAIRON et Pr Jacques AMEILLE
Cet atelier sera proposé sur le créneau horaire du
matin et sera limité à 50 participants.
A15 Evaluation rétrospective des expositions
aux cancérogènes
Responsables : Dr Catherine NISSE et Pr Christophe PARIS
Cet atelier sera proposé sur les deux créneaux
horaires et sera limité à 50 participants par créneau.
A16 Addictions et travail : du repérage précoce des
consommateurs à risques à l’orientation et
l’accompagnement des dépendants
Responsable : Dr Gérald DEMORTIERE
Cet atelier sera proposé sur les deux créneaux
horaires et sera limité à 20 participants par créneau.
A17 Nanotechnologies et nanomatériaux
Responsable : Pr Patrick BROCHARD
Cet atelier sera proposé sur les deux créneaux
horaires et sera limité à 50 participants par créneau.
A18 Mise en place du Questionnaire de Pré Visite
(QPV) en médecine et santé au travail
Responsables : Dr Dominique GABRILLARGUES
et Mme Karine ROUFFIAC
Cet atelier sera proposé sur le créneau horaire de
l’après midi et sera limité à 50 participants.

 

Les thèmes

  1. Les responsabilités en matière de santé mentale dans l’entreprise : conditions et enjeux du « bien-faire », du « bien-vivre », et du « bien-être » au travail
    Correspondant national : Pr Philippe DAVEZIES
    Correspondants locaux : Dr Céline BAGNAUD AUTIER
    Dr Isabelle BIAT
    Dr Khalid DJERIRI
    Dr Jean-Louis MERLE

    Présentation du thème :
    La responsabilité des directions d’entreprise en matière de santé mentale au travail est cadrée juridiquement par les principes généraux de prévention et par l’obligation de résultat en matière de santé et de sécurité au travail. L’action préventive suscite cependant de nombreuses interrogations. Pour certains, la cible serait le « bien-être » des salariés. D’autres soutiennent qu’il n’est pas possible de mettre les salariés à l’abri des difficultés susceptibles de les déstabiliser et que la seule perspective raisonnable consiste à prêter l’attention la plus précise possible à ces difficultés et à soutenir les discussions autour de la question cruciale du « bien faire ». La plupart se retrouvent pour considérer l’empêchement de faire du bon travail comme un facteur majeur de mal-être…

    Pour clarifier la question, les communications sur ces thèmes devront porter non pas sur les constats, mais sur l’action :

    • Comment l’intervention permet-elle d’accompagner individus et collectifs dans un parcours articulant souffrance, bien faire, bien-être et/ou bien vivre ?
    • Quels sont les conceptions du travail et de la santé, les dispositifs et méthodes, les savoir-faire cliniques mobilisés dans l’intervention ?
    • Quels sont les difficultés et les obstacles d’une telle entreprise, y compris du côté des travailleurs concernés ?
    • Comment ces actions s’articulent-t-elle avec les positions et activités de la hiérarchie d’une part, des institutions représentatives du personnel d’autre part ?
    • Quels sont les enjeux révélés par les interventions, non seulement en matière de santé, mais aussi sur les plans économique, social, sociétal, environnemental ?
    • A quelles conditions l’expérience rapportée est-elle reproductible ?
  2. Santé au travail et promotion de la santé
    Correspondant national : Pr Paul FRIMAT
    Correspondants locaux : Dr Dominique GABRILLARGUES
    Dr Gilles GARDE
    Dr Denis LAIME

    Présentation du thème :
    Si le terme de médecine du travail est ancien, la loi de 2002 a créé celui de santé au travail. Ce changement de dénomination implique une réorientation vers une démarche globale de prise en charge de la santé et du bien être des travailleurs. Parallèlement les services de santé au travail ont mis en place la pluridisciplinarité.
    Cette évolution s’inscrit dans une démarche de promotion de la santé, composante importante de la santé publique dans laquelle la Médecine du Travail trouve naturellement sa place.
    La promotion de la santé utilise des stratégies mettant en œuvre différents partenaires, tout en gardant l’individu au centre de la démarche. Le but des politiques de santé est de promouvoir les déterminants liés à l’épanouissement et au bien être de l’individu concernant différents aspects : environnemental, professionnel, social, familial, culturel…
    Une promotion de santé bien conduite en milieu professionnel représente un enjeu majeur de la politique sociale à venir, notamment par le fait que la santé au travail et l’amélioration des conditions de travail sont des facteurs essentiels d’amélioration des performances économiques et sociales.

     

  3. Cœur et travail
    Correspondants nationaux : Pr. Alain CHAMOUX
    Pr Bernard CITRON
    Correspondants locaux : Dr Marie-Claire D’AGROSA BOITEUX
    Dr Gil BOUDET
    Mme Karine ROUFFIAC

    Présentation du thème :
    La cardiologie est une discipline dont les progrès rapides rendent nécessaire une actualisation des connaissances et la diffusion des méthodes ou techniques vers les médecins en charge de surveiller la santé au travail des salariés.
    La conception de ce thème cherchera à répondre aux questionnements suivants :

    1. En quoi les connaissances récentes et les thérapeutiques nouvelles impactent –elles les possibilités de maintien ou de reprise de l’activité professionnelle ?
    2. Quels sont les risques professionnels à prendre en compte vis-à-vis de la sphère cardio-vasculaire ? que penser du tropisme cardiaque de certaines molécules (fenfluorex) de substances (nanoparticules), du stress professionnel ?
    3. Quelle place accorder en santé au travail à la prévention primaire ou secondaire du risque athéromateux, à l’action sur les comportements. Dispose-t-on de résultats concrets ?
    4. En quoi et comment la mesure de la charge cardiaque de travail peut-elle contribuer à définir la pénibilité physique des postes de travail et à prendre en compte le vieillissement prévisible de la population au travail ?
    5. La variabilité sinusale permet-elle de mesurer ou de contrôler le stress professionnel ?
  4. L’équipe santé au travail : Le médecin du travail manager
    Correspondant national : Pr Jean-Marc SOULAT
    Correspondants locaux : Dr Roger CASTOR
    Dr Nathalie DUGNE
    Dr Pascal SOUPLET

    Présentation du thème :

    1. Equipe médicale de santé au travail, équipe de santé au travail ou équipe pluridisciplinaire : Définition, objectifs, moyens (les différentes organisations, les différents acteurs), contexte législatif
    2. Le médecin du travail manager de son équipe : Définition du rôle du médecin – Objectifs, moyens
    3. Aspects juridiques – notion de responsabilité – Définir ce que sont la délégation de tâches et le transfert de compétences
    4. Retour d’expériences en France et à l’étranger de travail en équipe médicale – en santé au travail ou dans d’autres secteurs d’activité

    La pluridisciplinarité au sein des services de santé au travail n’est pas nouvelle, mais la loi n°2002-73 du 17 janvier 2002 la met réellement en place. Les textes de lois en cours d’adoption semblent aller dans ce sens.
    Dans ce contexte législatif, associé au déficit croissant de médecins du travail, et toujours dans la perspective de maintenir le service rendu aux salariés et aux entreprises en matière de prévention des risques professionnels, il s’agit donc de réfléchir à de nouvelles organisations du travail et de se préparer à ce changement.
    Afin d’y contribuer, vos présentations pourraient définir comment :

    • une équipe médicale de santé au travail s’organise autour d’un fonctionnement pluridisciplinaire en expliquant la mission de chacun des acteurs,
    • à la fonction de médecin du travail s’ajouterait la fonction de médecin manager comme animateur et coordinateur de l’équipe.

    Il s’agirait aussi de synthétiser l’évolution du dispositif législatif, d’insister sur les conséquences en termes de responsabilité et d’indépendance professionnelles des différents acteurs de l’équipe de santé au travail et de préciser, comment, en pratique, la délégation de tâches s’articule autour du médecin.
    Enfin, l’intérêt de votre communication serait de faire part d’expériences de terrain en tant que membre d’une équipe de santé au travail (voir dans d’autres secteurs d’activités) nous relatant les avantages, difficultés, réticences ou échecs de ce nouveau mode d’organisation du travail.

     

  5. Surveillance épidémiologique et vigilance en milieu professionnel
    Correspondants nationaux : Pr Régis DE GAUDEMARIS (Grenoble)
    Dr Ellen IMBERNON InVS
    Correspondants locaux : Dr Frédéric DUTHEIL
    Dr Martine JACQUAND

    Objectifs :

    • Faire le point sur les concepts de surveillance, veille et émergence en Santé au Travail,
    • Les réseaux nationaux : Montrer en quoi ils contribuent à l’amélioration de la connaissance, et comment cette connaissance est susceptible de servir la prévention,
    • Organisation de la vigilance à partir des observations de terrain.

    Programme :

    • Définition des concepts de surveillance, veille et émergence
    • Panorama et apport des principaux réseaux existants en Santé au Travail (structure, limites) :
      1. réseaux où les médecins du travail sont les principaux acteurs :
        • Programme MCP : maladies à caractère professionnel
        • Pays de Loire et troubles musculo-squelettiques
        • Extension du Réseau National de Vigilance et de Prévention des Pathologies Professionnelles (RNV3P) en service interentreprise
        • Evrest
        • PHYT’attitude : produits phytosanitaires
        • Zoonosurveillance MSA auvergne : zoonoses
      2. Réseaux d’experts en Santé au Travail :
        • THOR : approche multi-spécialistes
        • RNV3P : exemples d’émergences. Multi-exposition
        • Programme National de Surveillance du Mésothéliome
    • Organisation de la vigilance à partir des observations de terrain : structuration de la réponse face à un cluster de cas en entreprises (circuits d’information, coordination des réponses, …). Exemple à partir du cluster de cas de cancers du rein d’une entreprise de l’Allier : du signalement à l’action, critique positive et négative.

    Perspectives européennes :

    • La veille régionale en Santé au Travail : exemple en Rhône-Alpes
    • Structuration européenne : approche Modernet et COST
  6. Surveillance biométrologique en santé au travail
    Correspondants nationaux : Pr Luc FONTANA
    Dr Catherine NISSE
    Correspondants locaux : Dr Pierre CHASSAGNE
    Dr Eric GOUZI
    Dr Nathalie MARION

    Présentation du thème :

    L’intérêt de la biométrologie pour le travailleur (traçabilité, prévention des maladies professionnelles) pour l’hygiène industrielle et pour la recherche en fait un outil indispensable à la santé au travail.

    • Identifier et mesurer, dans les milieux biologiques des travailleurs exposés, les substances chimiques, leurs métabolites ou les effets biologiques précoces qu’elles induisent sont sa vocation.
    • Assurer la prévention le plus en amont possible dans le cadre de la mission médicale de surveillance de la santé, participer à une démarche préventive globale en contribuant à l’évaluation puis la surveillance de l’exposition et des risques pour la santé, aider à la décision de maintien au poste de travail, à la sensibilisation aux risques et au port d’EPI tels sont ses principaux objectifs.
    • Intégrer les différentes voies et sources d’exposition (y compris dans le temps), prendre en compte les conditions réelles de celle-ci et les facteurs individuels, présenter un intérêt tant à l’échelle du groupe qu’à celle de l’individu, constituent ses avantages.

    Cependant :

    • Etablir une stratégie précise tant dans le choix des paramètres à mesurer (notamment en cas de polyexposition), dans l’organisation des prélèvements et leur transfert, dans l’interprétation et la restitution des résultats est indispensable.
    • Connaitre les limites méthodologiques, en particulier en matière de valeurs de référence, de sensibilité, spécificité, acceptabilité est une précaution incontournable.
    • En faire un outil de la traçabilité des expositions est de la responsabilité du médecin du travail.
    • Développer la recherche dans ce domaine (paramètres à mesurer, valeurs de référence,…) et son utilisation sur le terrain est donc capital.

    Les conférences des experts présenteront les possibilités actuelles de surveillance, les outils méthodologiques et les modalités pratiques d’organisation de la traçabilité.

    Les communications sur ce thème devront illustrer ces différents points tant dans les difficultés rencontrées que par les bénéfices obtenus.

     

  7. Addictions et travail
    Correspondants nationaux : Dr Gérald DEMORTIERE, AMETIF
    Pr Michel LEJOYEUX, SFA
    Pr Dominique PENNEAU FONTBONNE
    Correspondant local : Dr Séverine LIET

    En 2006 le thème « Conduites addictives en entreprise » suscite déjà un intérêt marqué des médecins du travail lors du Congrès National de Médecine et Santé au Travail de Lyon. L’étude EIST menée entre 2006 et 2008 vient confirmer l’efficacité des interventions brèves « alcool » en santé au travail. Le plan gouvernemental de lutte contre les drogues et les toxicomanies 2008-2011 accordera une importance particulière au traitement des conduites addictives en milieu professionnel visant la réduction des accidents professionnels, de l’absentéisme et des risques liés à l’usage d’alcool, de psychotropes ou de stupéfiants. C’est en 2008 que l’INPES et l’INRS sur proposition de la Société de Médecine du Travail de l’Ouest de l’Ile de France (SMTOIF) lancent le projet d’une grande enquête nationale interrogeant l’implication des médecins du travail dans le champ des addictions et dont les premiers résultats viennent de paraître. En janvier 2009 le consensus formalisé (HAS) sur le Dossier Médical Santé Travail recommande aux médecins du travail de renseigner les consommations d’alcool, tabac et autres drogues. En juin 2010 les assises nationales « Drogues illicites et risques professionnels » co-organisées par la MILDT et la DGT confirment l’intérêt porté par les pouvoirs publics à ce thème. La question sensible du dépistage y est abordée et conduit à interroger le Comité Consultatif National d’Ethique qui se prononcera pour un dépistage ciblé sous la responsabilité des services de santé au travail en mai 2011. C’est dans ce contexte que depuis deux ans travaille un groupe d’experts, sous l’égide de la Société Française d’Alcoologie en partenariat avec la Société Française de Médecine du Travail, sur l’élaboration de recommandations pour la pratique clinique traitant du « Dépistage et gestion du mésusage de substances psychoactives (SPA) susceptibles de générer des troubles du comportement en milieu professionnel ».
    La complexité de cette problématique au sein des priorités en santé au travail est bien illustrée par les atermoiements observés lors de la préparation du projet de loi sur la réforme de la médecine du travail.
    L’approche étiologique des comportements de consommation de SPA demeure un sujet d’interrogation majeur touchant aux limites des sphères privées et professionnelles. Ainsi schématiquement se posent les trois questions suivantes :

    • S’agit-il de comportements et pathologies d’importation dans l’entreprise? Si la population à l’embauche est le reflet de la population générale alors les consommations à risques de la vie privée, pouvant passer du registre festif à la nécessité, sont à repérer au titre de la santé publique et de la promotion de la santé de la population active. Repérage et dépistage s’inscrivent alors de fait comme légitimes aux postes de sécurité et de sûreté.
    • S’agit-il de comportements et pathologies d’acquisition, à l’occasion de pots d’entreprise ou de repas d’affaires liées à la « culture d’entreprise » voire aux idéologies défensives de métiers ? Il s’agirait là de conduites « fonctionnelles » qui ont du sens dans le travail puisque en lien avec la cohésion des collectifs, elle même au service de l’efficacité.
    • S’agit-il enfin de comportements et pathologies d’adaptation? Automédication pour tenir au travail ou « doper » la performance ? Voire addiction au travail lui-même et son évolution possible vers un syndrome d’épuisement émotionnel et professionnel (Burn-out).

    Dans tous les cas, l’évaluation des modes d’usage, des comorbidités et des codépendances est un préalable à toute action de prévention individuelle, d’orientation ou de maintien à l’emploi. Par ailleurs l’aspect collectif des conduites d’acquisition ou d’adaptation en lien avec le travail imposera l’évaluation et la prévention des risques psychosociaux.
    Ce thème amène donc à questionner nos représentations et comportements à la lumière des éclairages attendus d’experts pluridisciplinaires et institutionnels.
    Les communications d’expériences de terrain touchant tant aux actions de repérage et dépistage qu’aux actions de prévention collective menées par des médecins et infirmiers de santé au travail, IPRP mais aussi d’addictologues contribueront à nourrir les échanges autour de ce thème encore si controversé en 2011.

     

  8. L’information sur les dangers et le risque en milieu professionnel
    Correspondant national : Pr Jean-François GEHANNO
    Correspondants locaux : Pr Pierre CATILINA
    Dr Evelyne REGEARD
    Dr Marie-Christine RIOL

    L’information sur les dangers et les risques professionnels prend aujourd’hui une place prépondérante en santé au travail, tant par ses obligations règlementaires, jurisprudentielles. L’employeur a une obligation d’information sur les dangers et les risques professionnels et doit pouvoir prouver que cette information est mise en œuvre. Cette responsabilité ne met elle pas l’employeur en difficulté au regard de ses obligations préventives ? Mais comment réaliser une communication efficace.
    Les communications sur ce thème pourraient tenter de répondre à ces questionnements.

     

  9. Risques émergents – Communications diverses
    Correspondant national : Dr. Eric BEN BRIK
    Correspondant local : Dr Ollivier RAMOUSSE

    Orientations : L’agence européenne de santé et de sécurité au travail définit un risque émergent comme étant un risque à la fois nouveau et croissant. « Nouveau », parce qu’il n’existait pas auparavant ou parce qu’il est désormais considéré comme un « risque » à cause de l’évolution de sa perception sociétale ou de nouvelles connaissances scientifiques. « Croissant », parce que le nombre des dangers ou la probabilité d’y être exposé entrainent une augmentation du risque de dommages ou parce que leurs effets sur la santé vont en s’aggravant.
    Ce thème abordera plus particulièrement de nouvelles hypothèses soulevées par des découvertes récentes en toxicologie humaine avec la bioaccumulation de certains perturbateurs endocriniens, ou par des données issues de l’épidémiologie mettant à jour des liens significatifs entre des expositions comme à des produits phytosanitaires et des effets sanitaires différés. Seront également abordés les risques émergents issus de nouveaux impératifs économiques ou d’exigences de consommation, et l’apparition de nouvelles obligations de sécurité – résultats avec des réglementations de plus en plus contraignantes devant contribuer à un environnement plus sûr par une meilleure maitrise des risques et garantir la protection des générations futures. Un focus sera fait : sur le syndrome d’intolérance aux champs électromagnétiques (SICEM) et l’application du principe de précaution ; sur la mise en évidence de nouveaux sous-produits du chlore dans les piscines réglementées faisant craindre la survenue de nouvelles maladies en l’absence de modifications réglementaires ; et sur les liens entre travail de nuit et cancer du sein et la genèse de nouveaux risques sanitaires indemnisables.
    Les communications attendues témoigneront de programmes impliqués dans une des deux thématiques : Les nouvelles incertitudes scientifiques et les nouveaux risques sanitaires ; Evolutions sociétales et réponses réglementaires et genèse de nouveaux préjudices sanitaires. Les applications pratiques et les approches multidisciplinaires seront favorisées.